vendredi 22 novembre 2013

FIN DEL VIAJE




Frontières sans problème mais beaucoup de monde pour voir les merveilles des merveilles naturelles que sont les  CATARATAS argentines et brésiliennes ! Envie de s'enfoncer dans ces sentiers d'argile rouge qui mènent aux petites maisons en bois peint! A SANTO PIPÓ. Nous dormons dans des gîtes avec asado à la porte et arbres centenaires 
                          Une proprio hyper sympa qui attend jusqu'à 120 personnes pour Noël! 




Tout le village est employé à l'usine de Yerba Maté. En face un musée avec vidéo rétrospective et moult explications sur l'origine GUARANI de la Yerba, sa subtile plantation... et ses bienfaits!  “On boit du maté du matin jusqu’à la fin de l’après-midi, sans cesse. Si on n’a pas notre pot de maté avec nous, c’est comme s’il manquait quelque chose”. Paroles d'argentin! Une dimension culturelle, médicale...et sociale : Un partage constant de ce divin liquide dans la rue, au travail, dans les cafés...






.Nous ferons fi cette fois des vestiges jésuites : Nous avons une date précise à respecter pour la moto à B.A. Des cultures locales nous passons aux troupeaux de vaches et chevaux dans la plaine , gardés par les fiers gauchos et leur monture. Arrêt à "Alemania" où des allemands ont ouvert depuis quelques années une tienda immense de produits (entre autres) charcutiers et fromagers excellents . Nous nous y arrêtons bien sur pour la 2 ème fois. Depuis la fois précédente , ce style d'entreprise est développée par les locaux un peu partout ...Et nous nous régalerons à " El Sotano de los quesos "à Colon, petite ville thermale au bord du fleuve Uruguay où il fait bon vivre... nonchalamment . Des rues en terre descendent vers les rives du Rio souvent envahies par les crues ...qui créent des images surréalistes. 









Dans la dernière ligne droite du voyage, direction B.A., on se fait arrêter par les flics: amende ( fort élevée ) d'abord pour la vitesse  puis finalement revue à la baisse une amende seulement pour "éclairage faible"et cela avec un flic quémandant des dollars! Voilà le résultat de 2 taux de change en Argentine!  N'est ce pas Dédé?

Nous voilà pour la quatrième fois à Buenos Aires , toujours avec énormément de plaisir.  Et toujours nous découvrons un peu plus cette ville magnifique...d'autres quartiers comme la plaza Italia avec le parc zoologique , l'extraordinaire parc botanique, les quartiers  Palermo et bien sur cette fois on ne chipote pas sur le  prix et on visite le TEATRO COLON!  Charles Thays ,  petit parisien , s'installe définitivement à Buenos Aires en 1891 et prend la nationalité argentine. Il fait également planter 150 000 arbres dans les rues de Buenos Aires et  on lui doit la création de la plupart des parcs de cette ville ...verte !



 Les Porteños ont bien de la chance en ces jours de printemps pour pallier à la grisaille économique et politique ! Partout à Capital Federal c'est une explosion de verdure et de couleurs . Ceibos , Flamboyants,  Jacarandas , Tiras...Toujours ces merveilleux cafés qui rivalisent d'authenticité! et ces promeneurs de chiens au petit matin ....











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Mais passons aux choses sérieuses! RDV à Dakar Moto avec Sandra et Javier pour s'occuper de toutes les formalités pour le voyage de notre destrier! Aujourd'hui nous avons conduit la moto à l'aéroport. Heureusement il n'y avait pas de congestion sur l'autoroute. Démontée, vidée, laserée, sniffée, emballée, scotchée , la Belle va rejoindre la France après deux ans de baroud ! 











         CHAO CHAO l'AMERICA DEL SUR ! QUÉ PENA!







lundi 11 novembre 2013

La Bolivie Tropicale

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 En quittant la Paz nous passons à la station service. Ils refusent de nous donner de la gazoline . Nous connaissons l'histoire: Le prix de l’essence pour des véhicules ayant des plaques d’immatriculation étrangères est 3 fois plus élevés que pour les locaux. Et souvent des stations refusent de vendre de l’essence aux voitures étrangères pour éviter des décomptes compliqués. Alors il faut faire parfois une dizaine de stations pour en trouver une qui accepte de nous servir sans raconter des salades ...

Jusqu' à CONCHABAMBA route magnifique presque toujours à 4000 m. Après Conchabamba  route de montagne dans les nuages avec 9° . Fabuleux paysages . mais tronçons  de piste, énormes trous ,  sans arrêt . Assez dangereux . Villages très pauvres. Nous arrivons après 500 kms à SANTA CRUZ où il fait 35 °.  Cité phare des hydrocarbures. La Bolivie possède la 2ème plus grande réserve de gaz naturel d'Amérique du Sud (après le Vénézuela). C'est la région la plus riche du pays, et cela se ressent dans la ville et à travers ses habitants où la population blanche dite « gringo » est bien plus présente qu'à La Paz ou dans les provinces de l'Ouest . Une jeunesse dorée presque invisible avant , dans ce pays rude, s'ėclate dans les bars Asado avec la musique à donf...


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Santa Cruz- SAN JOSÉ de CHIQUITOS. La piste est asphaltée depuis un an . Nous roulons presque seul .Nous nous arrêtons pour déjeuner dans un des restos en contrebas de la route où l'on mange pour 1,5 euros une assiette archi pleine de riz-poulet- frites. D'une carriole tirée par une haridelle un homme très européen , âgé mais svelte et alerte descend , ignorant les indiens autour. Plus loin au bord de la chaussée quatre hommes blonds en salopette noire et chemise blanche maintiennent une cabane en bois qu'ils  transportent sur un véhicule. J'ai une vision de Western! Mais bien sur! ce sont les MENNONITES dont on a parlés avec Catherine il y a quelques jours. C'est vrai qu'au pays des indiens AYMARAS ils dénotent: Grands ,blancs germanophones ( Christian a vu dans le village partout des affiches écrites en allemand) Ils se sont installés il y a environ 40 ans en Bolivie où ils vivent de l'agriculture et de l'élevage. Ils vivent dans des endroits isolés, refusent tout progrès technologique et fuient la corruption de la société moderne...Ces chrétiens évangėlistes sont à l'origine des protestants orthodoxes (descendants des Anabaptistes si bien décrits  dans "Rouge Brésil" de Jean- Christophe Rufin)



Sur plus de 200 kms, sans discontinuer, une nuée de papillons , à la recherche d'eau, nous empêche de bien profiter du paysage et transforme la moto en cimetière de lépidoptères. Nous restons 2 nuits chez un jeune Français, Jérôme, qui a créé avec sa famille il y a quelques années une posada à SAN JOSÉE de CHIQUITOS. Ce village fut la 3ème ( une des 7 dans les plaines de Chiquitos) cité construite comme Mission dans le territoire des aborigènes chiquitanos par les jésuites. De 1757 à 1769 le père suisse Martin Schmid y a laissé la trace d'une œuvre humaniste, architecturale et...musicale: Il enseigna entre autre aux indiens à fabriquer des instruments et à en jouer. Tradition oblige il y a maintenant une école de musique  et les meilleurs orchestres de musique Baroque  viennent jouer dans la magnifique église de ce village qui  a une façade de pierre, de brique et de chaux vraiment unique. Visiter les autres Missions boliviennes ... un rêve au futur!




















San José de Chiquito - Quijarro .En un jour nous avalons les 400 kms des vastes plaines marécageuses du Pantanal Bolivien . Difficiles  mais pas monotones. Beaucoup d'oiseaux , hérons, aigrettes, autruches et mille autres oiseaux que l'on ne connait pas..Ils vivent là dans ces plaines alluviales inondées 8 mois par an .A part eux nous sommes presque seuls, pas de camion,  pas de bus, pas de train même si la ligne du Tren de Muerte suit subtilement la route derrière les bosquets tropicaux. À Quijarro nous irons jusqu'à la gare pour voir le terminus de ce train mythique.


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 Frontière Bolivie - Brésil sans problème  un jeune douanier nous court après pour nous dire qu'il a de la famille à Nîmes et à Montpellier .
La route Pantanal superbe du début à la fin jusqu'à Bonito
Un bien bon poisson sauce coco au resto du coin pour l'anniversaire de mon homme!
Bonito Durados après le doux paysage protégé du Pantanal, déjà les champs de soja à l'infini , Chaud devant 38°39°



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Durados - Fos de Iguasu 500 kms
 Le Parana avec son petrosoja sur des centaines de kms et jachères avec quelques palmiers  plumeau . Enormes silos fumants. Train de camion non stop, c'est pourtant dimanche. Très chaud devant 39°40°. Et paf l'Anaconda! Jolie petite route longeant le fleuve Paraguay.


 En 2012 nous  avons dėjà vu les chûtes, le parc des oiseaux, les géantissimes churascarias ...
Blasés les vieux? Non simplement heureux de se poser 2 jours dans un très beau camping- cabanas sans bouger du hamac




samedi 2 novembre 2013

LES ANDES





Frontière du Brésil/ Pérou rencontre de 2 motards brésiliens . Ils ont une Tenere et une Transalp. Petit resto sur la route avec eux : Difficile de faire mieux la cuisine avec si peu de moyens ! Bravo! Avec des conditions optimales en France nous trouvons toujours le moyen de râler parce qu'il nous manque le dernier ustensile facilitateur de cuisine! Nous continuons ensemble à Puerto Maldonado dans l'état de Madre de Dios! 

 Cette ville est un hommage à l'explorateur Faustino Maldonado, qui avait parcouru le fleuve Madre de Dios jusqu'à la confluence avec le fleuve Tambopata.  Nous prenons un"motocar" , tuk tuk péruvien pour aller jusqu'á ces Rios. Comme toujours une très grande activité sur l'eau: Ravitaillement  de la ville , activités touristiques (départ vers les lodges d'où l'on peut observer entre autre l'extraordinaire diversité de la flore dans cette région), construction artisanale d'embarcations, et bien sur petits restos bars sur pilotis où l'on danse le samedi soir toute la nuit!




 












 Avant de quitter l'hôtel nous parlons avec un vieux (nos âges!) motard qui vit à Lima . Très sympathique et prudent: il transporte sur sa moto une petite bouteille d'oxygène au cas où au Pérou à plus de 4000 il aurait besoin d'un peu de O2 !    Indio , un des motards brésilien a installé un treuil à l'avant de sa Tenere! Comme quoi on peut voyager jusqu'à un âge avancé...avec du matériel compensateur!" Il n'y a pas de bons motards il n'y a que de vieux motard" dixit...




Tout le long des  520 kms (dont 300 de haute montagne ) qui mênent à Cuzco nous retrouvons( 3ème fois au Pérou  )les femmes avec leur jupe qui tourne aux couleurs vives et leur petit chapeau rond , les enfants avec leur bouille pain d'épice , les maisons en adobe avec leurs dessins naïfs , les marchés si colorés où les femmes étalent sur de petits carrés d'étoffe les céréales ...et la neige au bord de la route à 4700 m. La banlieue de Cuzco me déçoit un peu avec ses montagnes  de détritus sur les bas côtés. Mais La vieille cité est toujours admirable! Incroyable le nombre de touristes et particulièrement de Français (c'est  les vacances de toussaint  en France)! Nous sommes passés de 38° à 7°. De 100 m à 4700m dans la journée. Heureusement Cuzco est à une altitude raisonnable pour le Pérou! Et le soroche se manifeste pour l'instant modérément mais ne nous quittera pas jusqu'à la Paz (4000m).




 Après Cuzco rencontre d'une dizaine de motards allemands et d'un toulousain à vélo qui a démarré son périple à Quito et qui va jusqu'à Ushuaia. Bon courage jeune homme et bravo! Traversée de Juliaca très pénible avec les travaux et les centaines de motocars qui circulent dans tous les sens!  





enfin le lac TITICACA ! Toujours un enchantemen t! Ces rives offrent douceur et plénitude  car rien ne vient contrarier leur beauté...même si un retour tempêtueux de l'ile de TAQUILE avec des amis un après midi de janvier 2008 nous a laissé un peu dévarié. A quelques kilomètres de PUNO un petit hôtel tout en vitres et rondeurs sur la berge tranquille nous offre une vue exceptionnelle à 2 m du rivage... plus près que les Larmagnat au Libertador Lake Titicaca ! . La trucha maison est à la hauteur des autres prestations! La meilleure halte pour moi du voyage ...même avec le soroche à 3900 m. Merci LarochÉ ! 





 La frontière bolivienne au même endroit qu'en 2012. Sans problème : Ils ont déjà tout sur l'ordi à l'immigration. Nous longeons encore le lac et filons vers la Paz à l'assaut d'une des plus hautes villes du monde pour la seconde fois . J'essaie de ne pas rater la statue du CHE à 4100m mais il faut faire rapido pour se frayer un passage,  la respiration courte, dans cet embroglio! 


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Nous dormirons cette fois à Mallasa , banlieue huppée de la Paz où les riches respirent mieux  ( et nous aussi à nos âges ) à seulement 3300 m et peuvent contempler de leurs fenêtres l'extraordinaire " Valle de la Luna": Géologiquement c'est un étrange labyrinthe de pitons érodés composés d'argile et entrecoupés par des gouffres profonds, visuellement c'est parfois aussi beau que Bryce Canyon! Petite exposition d'un peintre Bolivien " Mamani Mamani". Beau graphisme très coloré!





Aujourd'hui c'est le 2 novembre, nous nous sommes arrêtés au petit cimetière du village de Mallasa attirés par les familles en fête qui y pénétraient. Apparemment ils ne sont pas là que pour regretter leurs morts comme en France mais pour leur faire plaisir, pour dialoguer et partager avec eux! Sur les tombes de jolis pains longs avec des visages peints ou masqués qui sont  censés représenter les défunts, matérialiser
leur présence: On les appelle les T'ANTAWAWAS. Autour de ces pains beaucoup d'autres choses , desserts, fruits , bonbons, chichas...qu'affectionnaient particulièrement les défunts. Une conception andine de la Toussaint : Ce jour là les morts  sortent  de leur demeure pour rendre une petite visite annuelle aux vivants.
Avec Christian nous nous arrêtons devant un groupe d'hommes de femmes et d'enfants très joyeux. Ils nous invitent à venir près d'eux et nous remettent une assiette garnie à chacun : Cadeau pour nous de la défunte. Beaucoup de gens ensuite viennent nous serrer la main comme si nous étions de la famille ...et nous partons comme si nous avions toujours connu la " morte-vivante".



Nous avons retrouvé au camping d'Oberland Catherine une française que nous avons déjà rencontrée  à Ushuaia et au Chili sur le bateau "l'Evangelista". Invitation dans son camion Mercedes . Simple et délicieux dîner. Nous retrouvons l'intimité du petit camion jaune avec lequel nous étions partis en Afrique de l'ouest pendant 2 ans . Échange impressions voyage chaleureusement . Merci Catherine et bon vent pour la suite de ton périple...Nous te retrouverons quand tu redescendras ... Bien après l'Alaska!


Changement de pneus, vidange . Changement de Cap pour rentrer: au lieu d'aller  du nord au sud de  la Bolivie nous la traverserons d'ouest en est  pour rejoindre l'Argentine via le sud du Brésil.

dimanche 27 octobre 2013

AMAZONIA


L'Amazonie est l'une des régions les plus humides de la planète, d'où une grande richesse en biodiversité. Sa forêt s'étend sur environ 5,5 millions de km², située sur 9 pays dont 63% au Brésil. La déforestation est la conversion de zones boisées en champ d'agriculture.  Plus du cinquième de la forêt amazonienne a déjà été détruit. L'homme la menace, l'homme la convoite, mais l'homme en dépend pour un développement durable de ses sociétés!!!
Nous embarquons sans la moto, un soir d'orage, sur un des bateaux du Rio Madeira, le "Viera  2 ". Destination Manaus .
En grande  partie , la route entre porto Velho et Manaus n'est plus viable pour les bus , difficiles pour les 4x4 et encore plus impraticable pour les motos ! Mais on peut tenter si on aime galères et gadou ! Décharges de pommes de terre avant la pluie. Les bananes sont déjà joliment empilés à l'avant dans la soute. Et la moto de Frank, un jeune allemand qui va voyager avec nous , est calée près des oignons à l'arrière. Quatre pilotes avenants, prévenants, vigilants qui se relaient ou font duo à la barre et vogue le joli bateau , coloré d'une centaine de hamacs sur le premier pont. il fait 38 m de long comme la péniche Fressiney mais double en largeur et avance à 15km heure en descendant le courant...La vie est agréable à bord .

 La plupart des voyageurs sont des Amérindiens: décimés par quatre siècles de colonisation portugaise  ils ne sont plus que quelques milliers à vivre comme leurs ancêtres, les autres se sont réfugiés dans la périphérie des principales agglomérations, où ils vivent dans des conditions précaires. Beaux visages de femmes et d'hommes , parfois  très âgés. Enfants tranquilles . Salle de jeu improvisée sous les hamacs. Tout , de l'expression des sentiments aux gestes quotidiens  se présentent sous des dehors feutrés et doux. La  communication est assez facile pour nous avec eux,  même si les gestes et le pouce levés sont plus fréquents que la parole. Christian est souvent au poste de pilotage avec un des capitaines ou discute avec un brésilien très interessé par les minéraux du fleuve et extrêmement sympathique. 





Nous troquerons( le jour!)  très vite notre petite cabine frigo- clim -toilettes privées pour deux hamacs . Repas , au sifflet par petits groupes , toujours rassasiant. Il fait très chaud (37°C à l’ombre) et très lourd.
Soudain un vent violent et des trombes d’eau . Toujours,  soleil , nuages et grain se succèdent dans la même journée. Sur le 2 ème pont le soir, les jeunes font la teuf  avec la  Cachaça et la bière!
Le bassin du Rio Madeira abriterait à lui seul des centaines d' espèces de poissons, et d’oiseaux, et une multitude encore inconnus et ...déjà menacés! Nous n'en verrons pas beaucoup mais le vol si harmonieux des Ibis au dessus de la canopée, les dauphins roses , les troupeaux de zébus rassemblés sur les bancs de terre au crépuscule suffisent pour nous dépayser agréablement .Tout le long de ces 4 jours de navigation nous passons tout près des rives de ce fleuve : c'est le début du printemps et de la saison des pluies dans cet hémisphère : Le Rio est relativement bas et peu large. Les rives sont proches .Des villages et de petites maisons sur pilotis cachées au milieu des arbres avec chacune un petit escalier en terre ou un plan incliné(souvent jardiné) pour accéder au fleuve pendant la saison sèche.

 Maintes activités sur l'eau à tout heure surtout que la rivière est une des seules voies de communication dans la région .De leur barque étroite des hommes mettent leurs filets pour la pêche ou relèvent ceux ci plein de poissons, des lanchas école motorisées  attendent  les enfants , bateaux bus pour aller d'un hameau à un autre, bateaux poubelles, pousseurs et barges avec leur cargaison,  bateaux passagers...Les pontons flottants des orpailleurs avec leur suçeuse sont présent tout le long du Rio. L' exploitation de l'or provoque une contamination insidieuse du fleuve par le mercure utilisé pour séparer le métal précieux, ce qui présente un danger pour la faune aquatique , les riverains amérindiens y compris les orpailleurs . Elle constitue un problème de plus en plus préoccupant dans cette région...Les centrales
 hydro électriques déja construites sur le rio Madeira , les grands projets d'aménagement dont l'objectif est de permettre l'exploitation des ressources naturelles et l'exportation vers les autres pays aussi vite que possible et a un prix attractif sur le marché international entrainent aussi des conséquences désastreuses pour les tribus amérindiènnes , les parcs nationaux , la bio diversité....




Le bateau fait des escales courtes dans deux petites villes au bord du fleuve : Humaita et Manicoré . Des familles quittent ou envahissent le bateau : Tout se passe sur le quai ou par le truchement d'une autre embarcation. Quelquefois une lancha accoste et prend directement les passagers voir ...avec leur moto !
Cèdres, hévéas, manguiers,  jacarandas, ébéniers, euphorbes, Pau Terra, calebassiers, fougères géantes, humus, mangrove, kapokiers , yopos, sapotiers,  acajous,  cocotiers , palmeraies...amoureuse des arbres, au Brésil je suis comblée!











Le 4ème jour on remonte l'Amazone, et les eaux noires du Rio Negro.
Plus de traffic . Plus d'habitats sur la berge. Des jardins, des fleurs...Nous approchons de la ville mythique. Arrivée en douceur au petit matin dans le port de Manaus . Nous longeons la côte qui grouille d'activités portuaires très différentes : armée, hydocarbures, tourisme...Nous accostons au port des marchandises . On aide un peu Frank à récupérer sa moto et on le regarde ...la charger. Impressionnant tant il a de choses ! dont une batterie qui pèse un âne mort! Enfin il était parti pour 1 an et il était tout seul! 





Dépôt des bagages à l'hôtel . A peine un café da manhã et nous voilà déjà au théâtre . Cet Opera est le symbole de la splendeur de la ville au plus fort de l'industrie florissante du Latex à la fin du 19 ème siècle. Après le krach (Manaus perd le monopole du caoutchouc après la création de vastes plantations en Indochine et l'invention du caoutchouc synthétique ) abandon du théâtre. Puis restaurations successives dans les années 70-80.  Entre symboles fluvial et parisien, marqueterie ,marbre de carrare , lustres et peintures vénitiens ...nous restons extasiés et pour plus de bonheur encore nous prenons des billets pour écouter l'orchestre philharmonique d'Amazonie le lendemain. Acoustique inouïe. Un excellent moment.







 A Manaus où la température dépasse souvent les 40 ° l' ombre des  BENJAMINZEIROS sur la place Saint Sebastien et dans les rues  de la vieille ville est très agréable. Mais se réfugier dans quelques musées qui ont la clim à donf  en plein après - midi  est une bonne idée! Fouilles archéologiques remarquables concernant les Macu, les Yanomani et les Ticunadu au musée amazonien . 
Exposition de peintres amérindiens. Décorum très original de l'église climatisée Saint  Sébastien...



 Le soir concert Bossa Nova en mangeant la Tacata de Gisèle, une super soupe où restaurés rapide avec un sandwich-porc-citron vert et une antartica ((une bière très douce ) chez Armando ambiance 100 % Brésil! On y passera quelques soirées!!!   Nous descendons jusqu'au marché central 1900 juste fini de restaurer. Un vrai chef d'œuvre!  Partout dans la ville de jolis kiosques de la même époque où on peut acheter des livres d'occasion, disposés en vrac . Beaucoup de livres français traduits en Portuguais . Dans un resto un serveur nous a amené le livre qu'il venait de terminer :  "A la recherche du temps perdu! 
Nous continuons vers le fleuve. Visite  du port encore et encore. Celui des voyageurs, celui des pêcheurs où près des lanchas grillent des poissons de toute beauté.
Au port flottant les niveaux inscrits atteints par le fleuve surtout les dernières années sont assez impressionnants. La crue de 2009 avait eu des conséquences terribles . De nombreux morts et 300 000 personnes obligés de quitter leur maison complétement inondée. Mais c'est en 2013 que le niveau pour l'instant est monté le plus haut ...enfin sensiblement  pareil qu'au début du 20 ème siècle . Mais ce qui était de l'exceptionnel avant devient maintenant récurrent. Chercher les causes!


Vaste bazar dans la capitale de zone franche le long des rues. Affaires à faire . Le Brésil est le roi de l'accessoire. du vrai, du faux surtout, se déclinent à l'infini,  se relookent sans cesse. Sacs,  chaussures, IPhone...etc. La Chine doit se faire sacrément des ronds avec ce vaste pays. Et puis  il y a les sucos fabuleux à toute heure. Les meilleurs du monde sans nul doute...quand vous dégouliner à deux pas de l'Équateur. Sans oublier en coupe faim une petite crêpe de tapioca beurre miel.

Tourisme sur le fleuve. Craquant : petit marché flottant . Insolite: la séparation des eaux qui se fait en aval de Manaus. Les eaux « noires » du Rio Negro rencontrent les eaux « blanches » du Rio Solimões. Les deux coulent côte à côte sans se mélanger sur plusieurs kilomètres à cause de leur différence de débit, de température et de densité. Quand les deux fleuves finissent par se rencontrer c'est enfin l'AMAZONE! 

Visite un peu groupé dans la jungle , chez les indiens , mais comment approcher ce magnifique Anaconda que j'avais cherché des jours en vain au LLANOS au Vénézuela , voir les nénuphars géants dans le bayou...si ce n'est là !



En bus nous sillonnons la ville nouvelle, toute à la Copa do Mundo. La démesure est de rigueur pour accueillir le monde entier ...Le nouveau stade va dans ce sens...des travaux parfois très mal venus dixit Carla (une jeune femme guide et militante , qui parle parfaitement le français )  pour les gens qui manquent cruellement de l'essentiel et qui sont en colère à cause de l'argent alloué à la coupe du monde et qui serait mieux investi dans l'éducation , la santé , les transports , la sécurité...Le nouveau et l' unique pont sur l'Amazone permet l'extension de la ville sur une île en face de Manaus. Les nouveaux "shopping " immenses  galeries marchandes de luxe, symbole d'un marché en plein essor  ... ne tarderont pas à s'installer, flottants  ou sur pilotis , dans les forêts inondées..
Retour en avion à Porto Vehlo .

 Et nous partons dès le lendemain pour l'ACRE, qui appartenait avant  à la Bolivie . Surtout  peuplée d'amazoniens brésiliens qui ont lutté un demi siécle pour que le Brésil reconnaisse cette terre comme un véritable "état". Nous traversons à un moment le rio Beni affluent du Madeira  avec le bac et prenons Une  petite route cabossée au milieu d'une nature sauvage avec marécages et baneiros . Beaucoup de travaux pour la maintenir circulable ! Beaucoup de poussière sur la piste argileuse. Et après la pluie une vraie patinoire...que l'on ne pouvait prévoir. Donc nous voilà tous les trois dans la gadoue un peu à l'envers avec les camions derrière qui ont du mal à s'arrêter! Mais sympas ils nous aiderons à  relever la moto! Christian a l'épaule très douloureuse et enflée mais heureusement pas fracturée! et le dos en compote... Avec un analgégique puissant,  quelques jurons et une station service sur le chemin où l'on peut se nettoyer un peu nous arriverons à bon port. Cela  n'empêchera pas l'hôtel de nous mettre dans un espèce d'isoloir sans aucune fenêtre tellement on est crad !

 RIO BRANCO est la ville des collecteurs de cahoutchouc : les SERINGUEIROS. Ils saignent les arbres et en recueillent tous les jours le Latex . Beaucoup de ces forestiers se sont retrouvés sans travail à la suite de la perte du marché du cahoutchouc qui ruina Manaus et l'exploitation des hevéas.Ils ont vendu à trés bas prix leur terre à de gros exploitants qui ont commencé à abattre les arbres l CHICO MENDES l'enfant du pays, fils de et lui même séringueiro devint leur charismatique leader syndical et mena la lutte contre la destruction de la forêt jusqu'à son assassinat un soir de décembre 1988!







 A XAPURI , trés beau petit village dont les rues sont entiérement recouverte de bardeaux de briques rose et où l'usine de préservatif en latex a redonné un peu de vie et de boulot , nous visitons la maison en bois toute simple d' un Seringueiro,  pareille aux autres qui l'entourent , où vivait Chico Mendes , où il a été tué près de sa femme et de ces enfants. La chronologie scrupuleuse de ces derniers instants relatés n'est pas morbide : elle montre surtout que cet homme  était vraiment l'un des leurs, foncierement l'un des leurs...
Il existe depuis peu un parc magnifique "Chico Mendes "en Avignon!







 AU BRESIL  Toujours gratuité ou faible participation à l'entrée des expositions, monuments , concerts... En plus remarquable gentillesse et compétence des guides qui se proposent gracieusement de vous faire visiter!
  Eros, Amour, Love, Cendrillon...Les motels (pas les hotels) la plupart du temps , à la sortie des villes, ont toujours des noms tendres. En fait les brésiliens y vont passer une nuit avec petite amie ou leur femme pour s'offrir un moment tranquille loin de la maison et de la famille envahissante. Le motel le samedi soir pas seulement sexe mais aussi paix et tendresse ...
  Et vraiment les filles sont toutes BELLES BELLES BELLES !


hotel Nativo à Porto Velho